NextCloud perso : mes fichiers partout.

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Logo de NextCloud, logiciel libre forké d'Owncloud
le logo du fork d’owncloud

Bonjour à tous !
Ami-es SysAdmins, amateurs-trices du libre et autres web-users, je viens aujourd’hui vous parler de ma dernière installation en date : un cloud perso motorisé par nextcloud.
Ça faisait longtemps qu’on avait pas parlé de ma fibre SysAdmin.

Nextcloud, owncloud ?

NextCloud est un fork d’owncloud, l’équipe s’est scindé pour diverses divergences sur la gestion de l’entreprise en 2016.
Plus d’informations.

Mon choix s’est porté sur le dernier-né qui se dirige, semble-t-il, moins vers le monde payant et entrepreneurial que son prédécesseur. Je n’avais aucune expérience dans l’un ou l’autre, donc pas d’avis réellement tranché.

Pourquoi un NextCloud perso ?

Ça fait quelques temps que je cherche à m’affranchir de plus en plus des GAFAM. Je souhaite être maître de mes données autant que possible, réduire et maîtriser ce que je leur offre comme données personnelles. De plus, la décentralisation des données est au cœur même de la création d’internet et devrait, selon moi, rester réelle. Si tout est chez Google (ou équivalent) nous ferions disparaître le concept même des internets.

Je voulais donc un endroit où centraliser mes données, personnelles comme “professionnelles” (pour la chaîne ou mes expérimentations personnelles j’entends). J’en avais, honnêtement, un peu marre de copier mes fichiers de conf d’un poste à l’autre. Je fais régulièrement des sauvegardes (de mes postes de travail, des mes fichiers persos importants, de mon smartphone,…) et il est utile d’y avoir accès partout afin de pouvoir sauvegarder lorsque j’en ai le temps et où que je sois.

Toutes ces raisons, ainsi que mon habituel enthousiasme pour les logiciels libres, m’ont amenés à chercher à m’installer un Cloud personnel.

Où l’ais-je mis ?

Alors si je n’avais pas passé le pas plus tôt, c’est principalement parce que je tenais à mettre le serveur cloud chez moi. Physiquement chez moi, je l’aurais installé sur un Raspberry pi par exemple.

Raspberry Pi 3 modèle B
Raspberry Pi 3 modèle B, mon outil d’auto-hébergement de divers services.

Mais mon débit internet est véritablement trop faible à la maison. J’y héberge déjà un openVPN (j’en parlerais un jour), un mediacenter, je galère à mettre en ligne mes vidéos, etc… Mon débit aurait trop souffert de partager la navigation du foyer.
Alors, je me suis résolu à l’héberger chez planethoster, mon hébergeur actuel. Disposant d’un espace disque illimité, je me suis dit “Allez, pourquoi pas?!”

Je ne détaillerais pas ici l’installation, puisque j’ai profité de l’outil “softaculous” de PH, permettant d’installer en deux clic un paquet d’outils sur un domaine ou sous-domaine. De ce que j’ai suivi et expérimenté sur des VMs, c’est plutôt simple. Me voici donc devant mon outil tout beau tout propre.

Et maintenant what’s Next(Cloud) ?

Nous sommes à quelques jours seulement post-installation et j’en suis déjà très content. Je commence à y déverser une bonne partie de mes fichiers. J’ai souvent besoin d’accéder à certaines photos, certains documents (du JDR par exemple) depuis n’importe où.

Le catalogue d'applications (plugins) sur NextCloud.

Le petit détail bonus: NextCloud dispose d’un certain nombre de plugins, toujours installables en un clic. Ceux-ci permettent d’ajouter de nombreuses fonctionnalités à votre instance.
Il en existe un bon paquet, le premier que je me suis empressé d’installer est le calendrier, pour un service de Google que je n’utiliserais plus. Fonctionnant très bien avec Davx sur F-droid pour mon smartphone, je suis ravi de ne plus partager mes rendez-vous avec gros google.

Voilà un geste aisé dont je suis satisfait aujourd’hui !
Ciao les libristes !

ProxMox Virtual Environment : Retour d’expérience.

logo de ProxMox VE 4.3

Salut à tous, nouveau billet info, aujourd’hui je vais vous parler de Proxmox VE, OS libre dédié à la virtualisation de machines par le biais de VM sous KVM ou de containers LXC. Petit tour d’horizon et retour d’expérience après presque 2 ans d’utilisation.

Proxmox c’est quoi ?

Proxmox est une solution de virtualisation de machines basée sur l’hyperviseur (équivalent à VMWare Vsphere ou Citrix de chez Xen) KVM. La license AGPLv3 permet de s’assurer de la liberté d’utilisation du produit.

Proxmox permet également d’utiliser les containers LXC (utilisation du cloisonnement sur le système de fichiers pour virtualiser un système plutôt que sur l’émulation matérielle comme KVM, plus séparée (donc plus sécurisée?) mais plus gourmande en ressource & en espace disque.

L’avantage de ProxMox étant la flexibilité de ces deux systèmes: puissance, rapidité et légèreté avec les Containers Linux et flexibilité, isolation avec les Machines virtuelles (qui elles seulent peuvent héberger un autre OS que le GNU\Linux).

Proxmox chez moi

Après une installation par clé USB (on aurait pu prendre un DVD); comme n’importe quel distrib’ GNU\Linux après tout,  Proxmox est basé sur Debian; on se log en web sur le port 8006 (non standard, volontairement), avec le compte root local créé à l’installation. L’interface du serveur nous l’indique de toutes façons !

Il est bien sûr possible de créer d’autres utilisateurs, ou de lier le nœud à un annuaire LDAP, mais n’ayant pas pratiqué ça, nous ne verrons pas ça ici.

Chez moi je l’ai installé sur un ancien serveur récupéré auprès d’une entreprise au moment du renouvellement de leur matériel informatique par du neuf. Je comptais m’en servir de serveur de test, et comme je sortais tout juste d’une formation de 5 jours sur ESXi de VMWARE.
Je me fixe alors 2 objectifs :

  1. Voir ce qui se fait en face de VMware, voir si l’équivalent à les mêmes possibilités, les mêmes fonctions, la même flexibilité.
  2. Comprendre la virtualisation de façon globale, en appliquant les exemples vus en formation VMware sur l’Hyperviseur Open Source ProxMox.

Donc je me lance, sans savoir ou je vais, dans l’interface de mon Hyperviseur. Je créé une machine, accède à mes espaces disque, j’y upload des ISOS et commence l’installation de systèmes Debian sur VM, avant de découvrir le pouvoir des containers  et de turnkey-linux !

Les avantages de proxmoxVE.

Après quelques machines fonctionnelles, je m’étais monté déjà un openLDAP (pour voir ! ), un serveur LAMP (pour tester des bouts de web persos), un ipcop (pour m’amuser ! ), et une poignée de VM d’autres OS (ArchLinux, Fedora, Kali, Winblue,..), juste pour les tester, comme j’aurais fait sur un Virtualbox.

Puis je découvre, et comprends les containers LXC. Alors je m’empresse de migrer mon apache2, et d’explorer l’idée de LXC. Puis je tombe sur un menu de déploiement automatisé dans Proxmox, des liens vers des containers pré-construits fournis par “turnkey-linux“.

Joie.

Deux clics et j’ai un système virtualisé fonctionnel & installé ? waaaah ! autant vous dire que j’en ai testé des trucs ! openVPN (toujours pas paramétré), etherpad (pour comparer au mien), un nginx (pour mettre face à apache2), … Bref, je me suis amusé !

BIlan, après 2 ans.

Proxmox réponds à mes besoins, au quotidien, pour la maison. La machine que j’ai n’est pas très puissante, deux processeurs physiques d’un ancien temps, mais j’y fait ce dont j’ai besoin ou envie. C’est une bonne plateforme pour l’apprentissage, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de la tester en production avec plusieurs noeuds en redondance ou des centaines d’utilisateurs accrochés à ses machines.

Toutefois je suis très content de mon hyperviseur opensource, je suis un enthousiaste des logiciels libres, opensource et gratuits. Entre turnkey-linux et la flexibilité de Proxmox Virtual Environment, il y a de quoi s’amuser et produire ! Aujourd’hui, j’envisage toutefois de l’éteindre, car j’ai déplacé plusieurs services qui tournaient dessus (ou sur d’autres tours) sur des Raspberry PIs. La machine elle-même consomme pas mal d’électricité, il est possible que je m’en débarasse, mais seulement pour en installer un autre sur la framboise 3.14 !

Merci de m’avoir lu, j’éspère que ce petit retour vous aura plu, à bientôt !

Tracks pour la méthode GTD

Salut à tous ! Dans notre série d’articles informatiques, aujourd’hui nous allons parler de tracks. Un outil dont je suis content pour gérer mon temps et implémenter le GTD (pour Getting Things Done). Petit retour après une poignée de jours d’utilisation…

La clé du temps ?

Comme vous le savez peut-être, j’ai besoin de la clé du temps depuis un petit moment pour concilier mes vies (personnelle, professionnelle, la chaîne, …). Je me suis intéressé à différentes clés et, en ce moment, j’étudie la méthode GTD  de David Allen.  C’est une simple méthode d’organisation du travail en mode “projet”, par tâche et en mettant par écrit la première action. Cette méthode est sensé permettre de gagner en productivité tout en restant zen par l’externalisation des différentes choses (projets en réalité) qui traînent dans nos cerveaux. Renseignez-vous pour en savoir plus.

Donc, ce n’est peut être pas les cas pour tout le monde, personnellement je suis bien convaincu que ça pourrait m’aider grandement. En quelques jours je sens un véritable gain de productivité et d’envie d’en faire plus. Je ne peux pas dire encore si je suis plus “zen” mais j’ai senti hier soir, en me couchant, un esprit clair et presque vide. 🙂

L’organisation de la méthode GTD est libre, chacun peut utiliser un bloc-notes, une appli smartphone, des dossiers cartonnés et un agenda papier…. peu importe, du moment que les éléments suivants sont vrais :

  1. L’outil choisi doit être accessible à tout moment;
  2. L’outil choisi doit être pratique,
  3. L’outil choisi doit vous plaire ! Sinon qui s’en servirait ?
Tracks à la maison !

J’ai donc installé un tracks sur mon proxmox le container dédié (offert directement par turnkey Linux ) en un clic dans les template le serveur le télécharge. Un clic de plus et c’est installé !

La mise en place est on ne peut plus simple, une première connexion sur le nouveau container, création d’un mot de passe root pour la base de données, patienter quelques instants. Voilà, il n’y a plus qu’à accéder à l’interface web (port :80 (http) ou :443(https)) et nous obtenons un prompt pour créer le premier utilisateur.

Voilà, on y est on peut démarrer la GTD, commencer à créer les premiers projets / tâches / tâches réccurentes…

Après deux jours en prod à la maison, voici un petit aperçu de ma page d’accueil :

getontracks
Page d’accueil de mon Tracks 2.3

On y voit les projets créé (beaucoup sont des sous projets que je nomme donc PROJET-PERE\Projet Enfant), autant personnel que pour la chaîne. Je met doucement en place mon échéancier, ma liste de prochaines actions à mener.

Tracks retour en bref

Bon, il faudra évidemment que j’en reparle dans quelques temps. Autant de la méthode GTD que de tracks, après quelques mois d’utilisation il me faudra faire un bilan des gains.

En tout cas, pour le moment j’en suis content, il est très minimaliste (principalement niveau design) mais fonctionnel. Le projet -sans être mort- est dans une phase de faible évolution. Il me semble que le/les développeurs ne sont pas nombreux. On a toutefois de bonnes possibilités à l’aide de l’API, des flux TXT/RSS/HTML qu’on peut récupérer et des petits graphs de productivité à consulter :

graphiques suivi tracks
Mon suivi sur tracks, 48 heures après l’installation.

Tracks me permet de mettre en place rapidement la méthode GTD pour la gestion de la chaîne, des petites tâches maison du quotidien. J’y accède de mon bureau, de mon poste portable ou de mon smartphone grâce à une app. Au travail je compte utiliser un autre outil pour implémenter GTD, car il en sera complètement séparé. Aucune tâche de la maison (ou pour la chaîne) ne sera effectué au travail et aucune tâche du travail ne sera effectué à la maison.

Je suis content d’avoir pu mettre en place un outil auto-hébergé. Des sites web de GTD il y en a plein ! Sûrement plein de super, mais je tenais à garder le contrôle de mes données. Le serveur a fonctionné de suite et j’ai maîtrisé l’outil en peu de temps. Reste à voir si je vais me coller à la méthode GTD et si tracks continuera à répondre à mes attentes, pour l’instant nickel !

à suivre donc …?

5 éléments qui me font kiffer être en Ligne de commande.

Si vous me connaissez un peu, vous savez que j’aime l’Interface en Ligne de Commande (CLI). Je ne tourne que sur des OS GNU\Linux, j’utilise au maximum les logiciels libres. Dans mon travail, comme à la maison, j’utilise la CLI au maximum pour optimiser mon temps, garder le contrôle sur mon poste.

La CLI je l’aime plus chaque jour.

Personnellement, je tourne le plus souvent possible sous zsh. Je le trouve intuitif, fonctionnel et, une fois custom’, ultra puissant. Donc je me sers chaque jour de tas de ligne, d’alias persos etc…

Au quotidien, je n’ai pas toujours le temps de me former, donc j’utilise les commandes telle que je les connais. Je suis pourtant pas un expert, et de façon régulière, je dois rechercher une commande. Parce que je n’ai plus l’orthographe exacte d’un paramètre, parce que je procède à une manip’ que je n’ai pas l’habitude d’effectuer.

Et dans ces moments, je fais des découvertes !

Voici donc,

5 commandes et comportements (parmi tant d’autres) qui me font kiffer être en CLI.
Wodim est intelligent.

Il m’arrive encore parfois de devoir graver un iso sur CD ou DVD. Et j’utilise WODIM, la commande de gravure de la suite logiciel cdrkit.

J’oublie comment la taper, alors je recherche le sujet et je trouve souvent une commande du type :

wodim dev=/dev/sdr0 truc.iso
wodim utilisation classique

en fait je découvre, que si l’on se contente d’invoquer wodim avec le nom de l’iso, sans vitesse, sans périphérique de sortie … Eh bien wodim assume tout seul les éléments non-fournis (graveur, vitesse, type de disque…) et ça fonctionne ! J’aime les commandes intelligentes.

wodim
wodim qui réfléchit et essaie

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