Regard “au volant” sur In Nomine Satanis et Magna Veritas

                                               Les paradis perdus de Satan 

                         Ou la sulfureuse résurrection d’un grand ancien

 

 

1990 (ou est-ce 1989?).

Toujours et encore à deux pas de la fac de Jussieu, on rentre chez notre dealer officiel de produits ludiques. Sur une table rajoutée pour l’occasion, on voit trôner une drôle de boîte noire et argent. Sobre, classe : un pentacle et la mention In Nomine Satanis en lettres gothiques qui dominent le noir profond de l’objet en carton rigide.

« Au nom de Satan », on a 13 ou 14 ans, ça claque (comme un étendard funeste au vent de la destruction… Non, ça c’est autre chose). Du jeu « mature ». Il nous le faut. Tant pis pour le supplément pour AD&D qu’on était venu chercher. On connaît notre Siroz sur le bout des doigts, alors qu’on a à peine pris notre première cuite, et on sait bien qu’ils vont nous avoir invoqué un truc démoniaque. Et c’est l’auteur de Bitume et d’ Animonde qui l’a écrit, Croc.

Deuxième choc : on retourne la boîte et au lieu de nous faire saliver avec un texte publicitaire, c’est une deuxième couverture, moins à notre goût, avec une croix et un titre en argent itou, Magna Veritas.

On avait bien entendu parler dans Casus Belli de ce projet d’un jeu avec des anges et des démons, contemporain. Mais devant l’objet concret, toute résistance est impossible. Asmodée, prince-démon du jeu, travaillait déjà très bien à l’époque.

Une semaine plus tard, le contenu était digéré. Les démons ? Une bande de punks vicelards, adeptes de malversations sadiques. Les anges, des fachos et des hippies complètement rigides. Tout ce beau linge est tenu par une hiérarchie céleste ou infernale qui n’a pas envie de plaisanter.

Et pour quoi ?

La très classe V1


Le Grand Jeu, une partie d’échec à l’échelle du monde que jouent, dans le plus grand secret, Dieu et Satan. Le monde, c’est le notre, dans une version Super Dupont. À l’époque pas de portables, pas d’internet et peu de PC.

                               INS/MV, avant internet mais après Denver

Les trois premières versions d’INS/MV utilisent le même système de tableau de résolution (la table unique multiple). Une difficulté ou un niveau de talent en ordonnée, une caractéristique en abscisse et au croisement, le chiffre à ne pas dépasser sur un dé 666. Oui, 666. 3D6 lus comme un D100, chacun d’une couleur différente pour s’y retrouver. 111 est une manifestation de Dieu (favorable aux anges, défavorable aux démons), 666 est une manifestation de Lucifer (favorable au démon, défavorable aux anges). Deux des dés servent à savoir si l’action réussie ou non (en fait D66), le troisième qualifie et/ou quantifie la réussite/l’échec. Et c’est à peu près tout et bien assez avec les listes de pouvoirs, d’armes, d’archanges et de princes-démon fournies.

Les versions 1 à 3 sont grosso modo les mêmes, ajoutant de-ci de-là des corrections et des compléments issus des parutions de la gamme.

La V1 de INS/MV, avant que le jeu devienne une gamme, est brutale, simple et burlesque. Quelque part entre Zone, Marvel Super-héros et un jeu de commandos, saupoudré d’un humour desprogiens percutant et transgressif. Les scénarios et les nouvelles qui parsèment les deux livres de règles (anges et démons) donnent le ton et prouvent la valeur ludique de la proposition. Du baby-sitting craignos aux voyages dans le temps, tout est possible et on est bien au-delà d’un simple enchaînement de bastons entre entités immortelles—même si l’arsenal d’armes et de pouvoirs à disposition permet des scènes apocalyptiques, loin du regard des mortels. Mais le concept de la V1 est simple : anges vs démons.

Au fil des suppléments, le jeu va changer de nature en se complexifiant et en fournissant un background très construit. C’est sous l’impulsion de G.E. Ranne (je vous laisse chercher;)) et de plusieurs autres furieux que le jeu va s’étoffer.

Les premiers parus nous détaillent une « troisième force ». Il faudra désormais avoir conscience qu’il y a d’autres camps en activité : l’univers céleste est structuré en « marches », chacune étant reliée aux autres par des liens parfois extrêmement ténus. Nous aurons ainsi les panthéons vikings (Berserker), vaudous (Baron Samedi), musulmans (Insh’ Allah) ou encore découvrirons-nous qu’il existe des individus dotés de pouvoirs psioniques qui se mêlent du Grand Jeu à leur façon.

INS/MV devient rapidement, les suppléments s’enchaînent, un gloubi-boulga plus ou moins (plutôt plus quand même) inspiré. Aux meneurs-ses de jeu de faire leur marché là-dedans et d’adapter à leurs envies et à leurs joueurs-ses la direction que prennent leurs scénarios et leurs campagnes.

                            Et les hindous ? Pourquoi pas les hindous ?

Si c’est à cette profusion qu’INS/MV doit en partie sa réputation, on s’éloigne progressivement des fondamentaux du jeu, qui ne proposaient pas particulièrement de background en dehors des hiérarchies. Heaven & Hell pose les bases de l’univers et des enjeux politiques qui se dérouleront in extenso dans les suppléments V 1, 2, 3 & 4.

Ainsi apparaît une mythologie propre à INS/MV avec le bar « Chez Régis » ou les lieux de communication des anges à Notre-Dame de Paris, des agences particulières où archanges et princes-démon échafaudent des plans machiavéliques pour remporter quelques points dans le Grand Jeu, voire pour déstabiliser la hiérarchie céleste.

                                                                                Des extensions, plein

Le jeu acquière en France une énorme notoriété. Il sera décliné en jeu de cartes à collectionner (Intervention Divine), en murder party (Dieu est mort) et aura droit à une adaptation—qui passe complètement à côté en proposant un contexte façon World of darkness—américaine (In Nomine).

Le jeu, qui était un défouloir humoristique en gardant un cadre clair évitant le n’importe quoi, s’est progressivement transformé en un jeu avec un « arc narratif », comme on dit aujourd’hui, très dense. Le ton irrévérencieux des débuts était toujours présent mais la complexification infernale de l’univers allait donner à INS/MV une autre saveur.

J’ai acheté les suppléments et ai tourné le dos, finalement, à une bonne partie d’entre eux. Certains scénarios sortent, certes, du lot et la qualité générale de l’ensemble, le style très fluide et mauvais esprit de G.E.Ranne me poussait à continuer à lire ce qui sortait, mais sans le faire jouer. Les affrontements de punks et de skinheads, les missions à la con pour garder une gamine en vie ou démasquer l’évêque sataniste restèrent les axes principaux des intrigues de notre groupe. En fait, à travers toutes les parties faites entre 1990 et 2005, je n’ai que très rarement eu l’occasion de vraiment utiliser le background étendu (bureau, troisième force,…), en dehors de touches d’exotisme ou de décorum. Il est très rare que les anges/démons soient vraiment mêlés aux affaires de leurs supérieurs, ils subissent les conséquences de leurs décisions.

Néanmoins la lecture des suppléments donnait systématiquement des idées bien tordues, au détour d’une nouvelle ou de la présentation d’un PNJ, très facilement ré-injectables dans les backgrounds parallèles de chaque table.

Lorsque la V4, et sa complexification inutile, est arrivée, j’ai stoppé la campagne au—très—long cours débutée avec un groupe et continuée avec deux autres et j’ai cessé de pratiquer INS/MV régulièrement. Mon intérêt se portait alors sur d’autres choses. C’est devenu le jeu à one shot, joué en V1, avec des pré-tirés caricaturaux, qu’on sort quand on veut se défouler un peu.

Je ne parle pas de la version « apéro », pas inintéressante mais anecdotique, que je n’ai jamais essayé.

Mais le jeu a toujours été joué et avec l’arrêt définitif de la gamme (On ferme !) INS/MV a acquis un statut de jeu unique dans le cœur des joueurs-ses français-es. À l’instar de Zone, de Bernard & Jean ou de Raôul, INS/MV a une ambiance, un ton très marqué culturellement malgré les invitations à partir autour du monde, l’ancrage surnaturel des personnages ou l’œcuménisme total du background. On finit toujours par passer « Au coin des copains » pour chopper de l’information et semer le dawa.

                                               Des versions déversées

De la V1 à la V3, les changements sont mineurs et certains passages sont de simples copier-coller des versions antérieures. La V4 n’est pas une révolution mais une complexification. On passe du coffret au gros bouquin (de la V2 à la V3) et du gros bouquin au coffret (de la V3 à la V4), pour finir sur un gros livre (dernière édition en V4). La maquette s’affine avec les années, Var Anda, qui porte une partie de l’ambiance de la V1, quitte le navire mais beaucoup d’illustrateurs de talent (Thierry & Philippe Masson, Grrr, Stéphane Cochetieux, Pierre Courtial, …) se succéderont et le noir et blanc tranché et violent des débuts ne sera que rarement remis en cause.

En 2006 la messe est dite, On ferme ! et je deviens papa et militant. J’oublie presque ma collec’…

En 2013, je change de région et je rejoins un club. Outre Deadlands, j’ai bien envie de ressortir ma vieille boîte noire et grise. Je fais donc jouer plusieurs parties V1 qui finissent bon gré mal gré par se transformer en campagne.

Au cours de la préparation (je découvre alors tout juste qu’il existe un internet rôliste), j’apprends qu’une rumeur circule autour d’une nouvelle version. À peine le pied remis à l’étrier, v’là-t’y pas qu’va falloir qu’je m’coltine de nouvelles règ’ !

Je découvre au passage le crowdfunding et participe à la précommande de la nouvelle version signée Croc.

Internet, crowdfunding : je suis un nouveaux rôleur, pardon rôliste, version 2.0 et je jouerai en V5 qu’on se le dise.

Quelques mois après avoir participé au financement, je reçois la nouvelle bible.

                           Une masse ? Pour repeindre le mur ? T’es sûr ?

Croc disait qu’il allait tout cassé. Ah, oui. Il a même pas menti. On se concentre désormais sur 4 archanges, 4 princes-démons. Et en fait, ils sont même plus là. Il y a eu comme un gros bug en 2006. Tout a planté et les démons comme les anges sont tombés dans un profond coaltar. 8 ans plus tard, 2015 pour éviter le calcul, il y a quelqu’un qui a appuyé sur le bouton et la mémoire commence à revenir. Mais rien à Notre-Dame, Régis est introuvable et personne ne semble en mesure d’expliquer ce qu’il s’est passé.

                                                                        Pour 100 balles, t’avais ça

Pour rebooter, le père Croc il a rebooté. Didiou. Le système a été scrupuleusement oublié pour passer à autre chose. Plus simple, plus fluide et suffisant. Les statisticiens ont trouvé un bug lié au système. Mais, comme je suis une vraie tanche en maths et en statistique, j’ai pas compris. En jeu, ça marche, ça me suffit. On lance 3 dés, chaque dé égal ou en dessous de la caractéristique compte comme un succès. La difficulté de l’action est symbolisée par le nombre de succès qu’il faut faire, entre 1 pour facile et 3 pour difficile. Le 666 et le 111 sont conservés : c’est donc qu’Ils ne sont pas si loin…

La création de perso se fait en répartissant un 2 et un 4, les autres carac’ sont à 3. Un domaine de prédilection (les pouvoirs sont répartis en autant de domaine que d’archanges/princes-démons, dévotion céleste pour Christophe ou nécromancie pour Bifrons), un pouvoir lié à la caractéristique haute, deux avantages choisis et un défaut aléatoire et c’est tout. Les personnages progresseront assez rapidement et il est possible d’« acheter » des pouvoirs, même d’un autre domaine. Pour avoir testé sur un certain nombre de séances, ça fonctionne dans la durée. Les anges/démons deviennent vite assez costauds, mais comme ils deviennent vite morts si ils se la jouent un peu beaucoup, ça s’équilibre.

Pour le livre de base, quelques nouvelles et une description des princes-démons et archanges, parce que nos surnaturels, ils ne sortent quand même pas de nulle part et c’est à peu près tout. Avec juste Génération perdue, on comprend que c’est le bordel, et qu’on va commencer à se méfier des autres, mais aussi des nôtres. Le scénar’ permet tout juste de faire se rencontrer l’équipe et n’a pas un intérêt colossal.

Avec seulement ça, néanmoins, il y a largement de quoi faire. Les nouvelles sont globalement sympas et donnent le ton. Je me serais bien passé d’une d’entre elles qui a fait un peu polémique et qui n’est là que pour l’épate-bourgeois, mais c’est la façon de faire de la maison depuis la V1. Le reste du background, vous avez des journaux et des encyclopédies pour ça.

Système simple et on fait ce qu’on veut ? Nickel, c’est reparti pour 10 ans.

                                         La gamme après la panne

Une bonne majorité des scénars des autres versions est tout à fait adaptable. Certains comme Liber angelis et Liber daemonis présentent même un intérêt renouvelé pour les meneurs-ses de jeu qui veulent des complots un peu solides. Internet oblige, les activités des uns et des autres sont désormais tissées en réseaux. Numérique ou non, une toile d’influence se dessine et entre les familiers, les sorciers ou les psioniques qui en ont bien profité et les associations éphémères pour tenter de sauver les meubles, on est reparti pour une nouvelle tambouille ; un gloubi boulga 2.0.

Cet aspect est développé à travers la gamme et chaque supplément (Faits divins—existent en édition physique—d’un côté et Causa mortis—uniquement en .pdf—de l’autre. À noter les suppléments sur les guerres de réseaux sont gratuits là, sur le site de Raise Dead fait la part belle à un camp ou un autre et propose une aide de jeu long format (sur les sorciers, sur les familiers,…) ainsi que des petites inspirations sous forme de nouvelles ou de petits textes. C’est très bien fait, pas très cher et ça donne des quantités de pistes. Sur la masse il y a, c’est normal, du bon et du moins bon. Mais mes joueurs et joueuses se souviennent encore du Rémy de M. Pouyques avec des trémolos dans la voix. Le jeu sera ce que vous en faites, mais la direction choisie rend hommage aux précédentes éditions, tout en cherchant des biais pour s’en différencier. Je ne parlerai pas de Cantique de la maïeutique, parce que je ne l’ai pas lu. D’ailleurs si quelqu’un veut me l’offrir, mes coordonnées sont en dessous, je veux bien m’engager à en faire une critique détaillée. Non. Bon. Qui ne tente rien…

                                                        INS/MV a droit à ses gadgets collectors


                          Le frère du pote au cousin de mon grand-oncle m’a dit que c’était bof parce que.

Je fais partie de ceux qui sont très contents d’avoir un nouveau système, plus dans l’air du temps, avec des concepts rafraîchis (vous vous rendez compte, il y a même des cartes!) plutôt qu’un pavé de 800 pages sur les relations politiques entre archanges, dinns, princes-démons, loas et lapins de Pâques. Le système de double personnalité (le démon/l’ange est amené à « passer sur la banquette arrière », rien de sexuel, l’enveloppe charnelle reprend le dessus, certains pouvoirs disparaissent et, en théorie, des automatismes se remettent en place. Le surnaturel ne revient que dans certains cas.) est, à nos tables, une fausse bonne idée dans la mesure où les joueurs-ses s’en saisissent peu. J’ai eu pas mal de joueurs-ses différents-es et ça n’a servi que de mécanisme de rebondissement dans l’intrigue. Le concept est séduisant mais la mise en pratique s’avère délicate, en tout cas dans les configurations testées. Pour l’instant, je met de côté et l’ange/démon a quasiment toujours le dessus.

Je trouve cette nouvelle version d’INS/MV tout à fait à mon goût. Système largement suffisant (finalement INS/MV apéro prend le dessus), reprise du fond pour ne pas avoir honte de tout réinitialiser à sa table quand on ne se sort plus du background des précédentes éditions et un ton qui conserve son côté provoc’ et politique, sous ses dehors de transgression adolescente. Il a les qualités et les défauts des versions précédentes en fait. Il propose un système simple et une trame lumineuse qui s’obscurcit au fil des suppléments et oblige le MJ soit à tout bien connaître sur le bout des doigts soit, comme pour les versions précédentes, à piocher au compte-gouttes ce qu’il veut développer.

Le travail fourni a accouché de ce qui était promis, le matériel est de bonne qualité et il est suffisamment copieux pour bien commencer. Un bémol concernant les illustrations qui reviennent bien trop souvent à mon goût, le recyclage a ses limites.

Pour clore ce petit article, INS/MV reste, pour moi, un jeu tout à fait unique. Quelle que soit la version que vous choisirez, il faut essayer. Avec des potes.

Si on y réfléchit bien, des jeux contemporains qui nous contraignent à un minimum de dehors de civilité et qui permettent de jouer à [mettre le nom de votre bled], tout en réservant sa part d’épique, il n’y en a tout simplement pas d’autre à l’heure actuelle.

Pour se payer une bonne tranche d’humour qui tache, affronter des situations sordides le sourire aux lèvres et écraser le crâne de son voisin pour éprouver sa foi, rien ne vaut une petite dose de INS/MV. Ils sont là pour l’éternité.  Satan est une cacahuète entourée de chocolat. Mangez des kiwis. Laissez-vous pousser les dents. Ne marchez pas sur les opossums.

LIENS INDISPENSABLES : http://www.xxiemeciel.com/ pour l’intégrale des précédentes versions (1,2,3 et 4), en téléchargement libre, gratuit et légal (merci aux ayants droit).

https://www.raise-dead.com/ pour la V5 et parce que Jeff est un enthousiaste du jeu de rôle qu’il faut soutenir.

Le puzzle (lepuzzle24atgmaildotcom)

PS . Les photos sont de moi, en revanche la petite illustration, je l’ai prise sur le net et je suis pas sûr qu’elle soit libre. Si vous êtes ou connaissez le dessinateur, faites-le savoir, qu’on vous remercie ou qu’on vire l’image ;).

Tracks pour la méthode GTD

Salut à tous ! Dans notre série d’articles informatiques, aujourd’hui nous allons parler de tracks. Un outil dont je suis content pour gérer mon temps et implémenter le GTD (pour Getting Things Done). Petit retour après une poignée de jours d’utilisation…

La clé du temps ?

Comme vous le savez peut-être, j’ai besoin de la clé du temps depuis un petit moment pour concilier mes vies (personnelle, professionnelle, la chaîne, …). Je me suis intéressé à différentes clés et, en ce moment, j’étudie la méthode GTD  de David Allen.  C’est une simple méthode d’organisation du travail en mode “projet”, par tâche et en mettant par écrit la première action. Cette méthode est sensé permettre de gagner en productivité tout en restant zen par l’externalisation des différentes choses (projets en réalité) qui traînent dans nos cerveaux. Renseignez-vous pour en savoir plus.

Donc, ce n’est peut être pas les cas pour tout le monde, personnellement je suis bien convaincu que ça pourrait m’aider grandement. En quelques jours je sens un véritable gain de productivité et d’envie d’en faire plus. Je ne peux pas dire encore si je suis plus “zen” mais j’ai senti hier soir, en me couchant, un esprit clair et presque vide. 🙂

L’organisation de la méthode GTD est libre, chacun peut utiliser un bloc-notes, une appli smartphone, des dossiers cartonnés et un agenda papier…. peu importe, du moment que les éléments suivants sont vrais :

  1. L’outil choisi doit être accessible à tout moment;
  2. L’outil choisi doit être pratique,
  3. L’outil choisi doit vous plaire ! Sinon qui s’en servirait ?
Tracks à la maison !

J’ai donc installé un tracks sur mon proxmox le container dédié (offert directement par turnkey Linux ) en un clic dans les template le serveur le télécharge. Un clic de plus et c’est installé !

La mise en place est on ne peut plus simple, une première connexion sur le nouveau container, création d’un mot de passe root pour la base de données, patienter quelques instants. Voilà, il n’y a plus qu’à accéder à l’interface web (port :80 (http) ou :443(https)) et nous obtenons un prompt pour créer le premier utilisateur.

Voilà, on y est on peut démarrer la GTD, commencer à créer les premiers projets / tâches / tâches réccurentes…

Après deux jours en prod à la maison, voici un petit aperçu de ma page d’accueil :

getontracks
Page d’accueil de mon Tracks 2.3

On y voit les projets créé (beaucoup sont des sous projets que je nomme donc PROJET-PERE\Projet Enfant), autant personnel que pour la chaîne. Je met doucement en place mon échéancier, ma liste de prochaines actions à mener.

Tracks retour en bref

Bon, il faudra évidemment que j’en reparle dans quelques temps. Autant de la méthode GTD que de tracks, après quelques mois d’utilisation il me faudra faire un bilan des gains.

En tout cas, pour le moment j’en suis content, il est très minimaliste (principalement niveau design) mais fonctionnel. Le projet -sans être mort- est dans une phase de faible évolution. Il me semble que le/les développeurs ne sont pas nombreux. On a toutefois de bonnes possibilités à l’aide de l’API, des flux TXT/RSS/HTML qu’on peut récupérer et des petits graphs de productivité à consulter :

graphiques suivi tracks
Mon suivi sur tracks, 48 heures après l’installation.

Tracks me permet de mettre en place rapidement la méthode GTD pour la gestion de la chaîne, des petites tâches maison du quotidien. J’y accède de mon bureau, de mon poste portable ou de mon smartphone grâce à une app. Au travail je compte utiliser un autre outil pour implémenter GTD, car il en sera complètement séparé. Aucune tâche de la maison (ou pour la chaîne) ne sera effectué au travail et aucune tâche du travail ne sera effectué à la maison.

Je suis content d’avoir pu mettre en place un outil auto-hébergé. Des sites web de GTD il y en a plein ! Sûrement plein de super, mais je tenais à garder le contrôle de mes données. Le serveur a fonctionné de suite et j’ai maîtrisé l’outil en peu de temps. Reste à voir si je vais me coller à la méthode GTD et si tracks continuera à répondre à mes attentes, pour l’instant nickel !

à suivre donc …?

Les JDRs que je veux essayer !

Salut les rôlistes ! Aujourd’hui un petit billet pour vous parler de mes envies. J’ai envie d’essayer des jeux, connus ou non. Depuis ceux après lesquels je cours activement après jusqu’à ceux dont j’ai vaguement entendu parler, effectuons un petit tour d’horizon des JdR que je veux essayer !

Les jeux que j’aurait déjà dû essayer.

Dans la grande collection des JdR existants, il y a, comme dans tous les domaines, quelques “cultes”. Ce terme étant évidemment subjectif, peu importe que vous tombiez d’accord ou non sur l’importance de tel ou tel jeu, voici la liste des JdR que je range dans “il faut que j’essaye, ça fait un moment que je voudrais”.

  • Acthung Cthulhu & Delta green. Ah-là-là, j’ai tellement joué à l’appel que c’est une honte que je n’ai encore jamais essayé ces variantes de Cthulhu. Entre les fois ou j’ai raté les occasions uniques, et lorsqu’au club que je fréquente une partie est proposée…. Je suis toujours MJ à côté. La guigne !
  • Les Secrets de la 7ème Mer, on peut jouer à terre comme en mer toutefois un jeu sur l’océan ça me démange depuis un moment ! L’auteur est légendaire et le jeu ne l’est pas moins, j’ai toujours aimé mes expériences à L5A alors j’y crois !
  • StarWarsD6. J’ai beaucoup fait joué la version D20 (notamment parce que c’était la seule que j’avais sous la main), j’ai découvert la version Edge/FFG avec plaisir et l’ai adopté. Mais il me reste ce goût amer, j’ai raté un truc. Au moins une fois, je jouerais à Star Wars en version D6. Le plus triste ? Voilà déjà quelques années que l’ont m’a offert un pack des livres de la gamme VF de Star Wars D6 (l’écran, le livre de base, quelques suppléments)….

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Mes OS à la maison.

Bonjour à tous, on va parler d’OS (non pas le tibia!) mais bien des mes Systèmes d’Exploitations (ou Operating System) sur les différents postes de la maison. Faisons donc ensemble un petit tour des ordinateurs qui tournent chez moi.

Je n’ai plus de Microsoft à la maison !

J’en ai déjà parlé, mais je n’ai plus d’OS Windows à la maison. Le dernier était au salon, et ne servait qu’à regarder des films, donc je l’ai remplacé par Kodi.

Ça faisait un moment que je voulais me débarrasser des logiciels et OS propriétaires à la maison, je ne les affectionne pas particulièrement. De plus je ne les trouve pas plus pratiques, plus puissants ou plus intuitifs.

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A ma table en ce moment (JAN/FEV 2018).

Salut les rôlistes ! Aujourd’hui je vais vous parler un peu de mes parties en cours. Vous aurez ainsi un petit aperçu de ce à quoi je joue à ma table, à défaut de ce que je tourne.

Première Table : Campagne ONE%

J’en ai un peu parlé dans les vidéos, cette table a pris le relais de la table qui a traversé Les ombres de Yog-Sothoth. Certaines joueuses sont les mêmes, d’autres ont changés, je suis toujours le meneur à la table. Nous jouons de façon hebdomadaire, en semaine de 20 heures à minuit. Six joueuses, un meneur, depuis Septembre 2017.

Sur cette table, la première séance et demie a été utilisé à fin de création du setting de la campagne avec les joueurs. Ils ont participé majoritairement aux décisions de leur setting de base, j’ai ensuite tissé autour de ça. Voici, de mémoire, ce qui a pu être décidé lors de la première séance:

  • Leur MotorClub est un MC : indépendant (entendre non membre d’un Big Six), naissant (les six joueurs incarnent les 6 membres du bureau et, au départ, les 6 uniques membres).
  • Leur MotorClub n’a aucun contact particulier, aucune expérience criminelle et aucune réelle activité lucrative (un vague garage de mécanique Auto/Moto qui rapporte peu).
  • La campagne a lieu aux Etats-Unis d’Amérique, à Los Angeles. Nous avons choisi une région de la carte fournie avec le jeu (South Bay). Les cartes de Google & les pages de wikipédia m’ont ainsi amené à leur proposer la commune de Manathan Beach au sud-ouest donc de Los Angeles.
  • Les rôles dans le MC (Président, Vice-Président, Secretaire/Trésorier, Tatoueur, Sergent d’Armes & Capitaine de route) ont été distribués au gré d’une discussion de cinq minutes entre les joueurs.

Et nous voilà partis sur une campagne au rythme aussi soutenu que celui de la série Sons of Anarchy, chaque séance de jeu n’amenant que plus de 24h ingame seulement lorsque j’impose une ellipse. Les joueurs ont rapidement pris des contacts, pris leurs personnages en mains qui ont tous désormais des personnalités bien trempées. J’envisage un suivi de campagne, mais les sujets très taboo du jeu risque de faire beaucoup de strikes sur ma chaîne Youtube. à voir…

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5 éléments qui me font kiffer être en Ligne de commande.

Si vous me connaissez un peu, vous savez que j’aime l’Interface en Ligne de Commande (CLI). Je ne tourne que sur des OS GNU\Linux, j’utilise au maximum les logiciels libres. Dans mon travail, comme à la maison, j’utilise la CLI au maximum pour optimiser mon temps, garder le contrôle sur mon poste.

La CLI je l’aime plus chaque jour.

Personnellement, je tourne le plus souvent possible sous zsh. Je le trouve intuitif, fonctionnel et, une fois custom’, ultra puissant. Donc je me sers chaque jour de tas de ligne, d’alias persos etc…

Au quotidien, je n’ai pas toujours le temps de me former, donc j’utilise les commandes telle que je les connais. Je suis pourtant pas un expert, et de façon régulière, je dois rechercher une commande. Parce que je n’ai plus l’orthographe exacte d’un paramètre, parce que je procède à une manip’ que je n’ai pas l’habitude d’effectuer.

Et dans ces moments, je fais des découvertes !

Voici donc,

5 commandes et comportements (parmi tant d’autres) qui me font kiffer être en CLI.
Wodim est intelligent.

Il m’arrive encore parfois de devoir graver un iso sur CD ou DVD. Et j’utilise WODIM, la commande de gravure de la suite logiciel cdrkit.

J’oublie comment la taper, alors je recherche le sujet et je trouve souvent une commande du type :

wodim dev=/dev/sdr0 truc.iso
wodim utilisation classique

en fait je découvre, que si l’on se contente d’invoquer wodim avec le nom de l’iso, sans vitesse, sans périphérique de sortie … Eh bien wodim assume tout seul les éléments non-fournis (graveur, vitesse, type de disque…) et ça fonctionne ! J’aime les commandes intelligentes.

wodim
wodim qui réfléchit et essaie

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Chaîne musique d’ambiance : Maxime Lennoz.

maxime lennoz

Salut à tous ! je vais vous parler aujourd’hui d’aide de jdr, de la musique d’ambiance ! Une bonne chaîne Youtube, que je connais depuis quelques temps déjà. Je me suis servi de son travail dans des parties, et aussi dans quelques vidéos. Il produit un travail remarquable dans des tas de thèmes.

Musique d’ambiance ?

Personnellement, depuis que j’ai découvert Maxime Lennoz,  je me sers de plusieurs de ses musiques dans mes playlists de partie.

Maxime sait manier de nombreux instruments et bruitages pour créer des ambiances creepy à souhait ou vraiment prenante. Du Western au Spatioport. Sa musique me transporte, instantanément, dans un petit coin de mon imagination ou se mêle la musique et le roleplay.

J’avoue ne pas connaître 150 millions de sources de musique pour le jdr, mais là on tape directement dans de la bonne ressource ! Je lui ai demander d’utiliser certaines de ses musiques en fond dans mes vidéos (toujours crédité ) aussi lorsque je le trouvais approprié. Ici par exemple.

Maxime Lennoz

Je considère la chaîne de Maxime Lennoz tout d’abord comme un travail à encourager et comme une superbe source de matériel pour les parties. Je vous laisse le plaisir de découvrir sa musique.

Maxime nous apporte de la musique d’ambiance par thème (Infiltration, révélation, accès interdit, …) par scène ( Enigme, tempête, attaque pirate, …) ou par ambiance (science-fiction, ville 1920s, …) ce qui permet de se laisser porter par l’instinct.

La chaîJdRne.  abonnez-vous c’est du bon !

La liste de ses vidéos.

Hors RolePlay #13 : Le blogueur qui offrait des Lots !

Bonjour à tous et bonne année 2018 !

Aujourd’hui une nouvelle vidéo HRP pour vous donner des nouvelles de la chaîne et des futurs projets.

Pour ne pas avoir à faire une FAQ de temps à autre je propose de me poser les questions toute l’année en commentaire ici, par mail (voir plus bas) ou sur twitter (@anythingtodaynt) :
questions sur le JdR et sa pratique : #CDGASKFABS
questions sur la chaîne, sur merlin ou sur moi : #CDGASKMERLIN

Tirage au sort du gagnant du Concours HITOS / 1000 Abonnés ! Merci encore à la Loutre Rôliste !
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[site web] Apprendre la développement ?

J’ai toujours adoré le développement, depuis assez jeune. J’ai parcouru au cours de ma vie le scripting html, accompagné du css, puis le php, le java, le c, le c++, le python, …. Mais avant l’apogée du SdZ (aujourd’hui openclassrooms), il était difficile d’apprendre le développement. Il y a quelques années, me repenchant dessus j’ai découvert un super site : France I0I.

Logo

Les Olympiades Internationales d’Informatique.

Le site Français des Olympiades d’Informatique Internationales se présente en ces termes :

L’association France-IOI a été créée en juin 2004 dans le but de développer la sélection et l’entraînement de l’équipe de France aux Olympiades internationales d’informatique (IOI). Les fondateurs de France-IOI s’occupaient jusqu’alors de cette activité au sein de l’association Prologin, en annexe de l’organisation du concours national d’informatique. À l’initiative d’EPITA, le sponsor historique de l’association, France-IOI est alors créée pour prendre en charge cette activité. Dès sa création, l’association décide de faire profiter de son site d’entraînement à un large public, pour en faire un site d’apprentissage de la programmation et de l’algorithmique.

France-ioi

Le site propose, par un parcours très initiatique et progressif, d’apprendre différents langages de programmation. Autour d’une petite histoire, qui ressemblerait un peu à un LDVELH, vous apprenez à programmer le robot qui vous accompagne pour réaliser différentes tâches. De la plus simple, le fameux “Hello World”, à la plus complexe. Vous progressez à travers des exercices de plus en plus complexes.

Le développement, en quel langage ?

 

La force de France-I0I, c’est que son apprentissage est basé sur l’algorithmique soit la résolution des problèmes. Le parcours d’apprentissage peut-être effectué en Python, en C, en C++, en Python, en Java, en OCaml, en Pascal ou JavaScool. Permettant également de bien faire la passerelle entre les langages, cette formule est très pratique pour se ‘trouver’ dans le développement.

Pourquoi là plutôt qu’ailleurs ?

Eh bien sur France-IOI, ce qui m’a plu en premier c’est le système du site. Une fois inscrit, les problématiques algorithmiques vous sont proposées sous forme d’une suite de problèmes que vous pouvez résoudre en ligne. En effet, directement sur le site un editeur de texte accompagne votre progression.  Vous pouvez tenter, résoudre et faire vérifier vos programmes. Tout ceci de façon automatique, un vrai régal ! De plus, le côté académique du site se ressent de suite dans le forum d’entre-aide. Vous permettant de proposer directement aux gens qui vous aident de lire votre code erroné, le forum est accessible d’un simple clic en cas d’échecs répétés.

 

En résumé France-IOI est un super site pour s’initier, ou progresser, dans l’algorithmique en général et les langages cités en particulier. Un must !

Le site, c’est par ici.

De Sombres essais.

Sombres jdr

Je devais bien y passer un jour, depuis le temps que je croisais Johan Scipion sur les réseaux sociaux. J’ai eu l’occasion de tester Sombres récemment. Comme beaucoup, je suis tombé sous les coups. Comme beaucoup (sûrement) j’ai A-DO-RÉ la partie !

Sombres jdr

La peur comme au cinéma ?

Je n’ai pas eu peur, c’est clair. L’ambiance à la table était même plutôt à l’humour, mais notre Mj a quand même réussi à nous faire vibrer en fuyant devant un meurtrier et à faire courir nos personnages pour leurs vies. On a ri, on a kiffé, on a passé un super moment. Je jouait un personnage Rôliste, Cardiaque et un peu relou.

Le scénario était adapté à notre situation (soirée à thème horreur, peu de temps devant nous , …) et on s’est senti impliqué. Le MJ savait ou il allait, nous pas du tout ! Quel pied ! Vraiment on s’est amusé, une belle découverte pour moi. Les autres joueuses à la table avaient déjà essayé le jeu, j’étais le seul néophyte.

Le système de Sombres ?

Oh que c’est simple ! Oh que c’est adapté ! Deux jauges sur douze, un système unique, des stats qui s’écroulent c’est le génie du système de sombres. On y croit, tels des adolescents poursuivis par un homme masqué dans un slasher.

Le système de Bonus/malus est super forcément mon personnage a fait son arrêt cardiaque au plus mauvais moment. Dans le système, on s’y retrouve sans problème, toutes les joueuses s’y sont habitués et moi y compris ! Clairement, Sombres est un bon jeu à réessayer très bientôt !

Si l’occasion se présente, je penses bien à l’acheter.

Plus d’infos sur Le jeu.