L’arc-he- de Vlactos. Suivi de Campagne : Les ombres de Yog-Sothoth (Avec Ben!) Episode 4-3.

Enfin, après des éons d’attente, les étoiles se sont alignées & le grand ancien se réveille. Voici la quatrième série de vidéos du suivi de campagne de l’Appel de Cthulhu : “Les Ombres de Yog-Sothoth” que nous jouons à notre table.

Dans l’épisode d’aujourd’hui nos Investigateurs fouillent des ruines antiques, combattent des trucs invisibles et perdent tout sens des réalités.

/! ATTENTION /!
Cette vidéo, et toutes celles de la série, spoilent de façon éhontée la campagne sus-nommée, si vous allez la jouer, ou que vous espérez trouver un jour un MJ pour vous la conter, ne regardez pas cette vidéo ni Continuer la lecture de « L’arc-he- de Vlactos. Suivi de Campagne : Les ombres de Yog-Sothoth (Avec Ben!) Episode 4-3. »

(STOP-MOTION) Montage Resistance X-wing (Star Wars Episode VII).

Salut les rôlistes,
bienvenue sur ce nouveau montage LEGO Star Wars en Stop-motion.
1119 photos pour un résultat dont je suis assez content, laissez moi un petit commentaire !

Le montage de ce jour est un vaisseau emblématique dans sa version episode VII & episode VIII.

En attendant les Chroniques du DraGon 18 : Le Background des personnages, n’hésitez pas à me suivre :

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A bientôt les rôlistes et les pilotes de l’escadron rogue Continuer la lecture de « (STOP-MOTION) Montage Resistance X-wing (Star Wars Episode VII). »

BioStorm, les cristaux !

Bonjour, ou bonsoir peut-être,

Nous continuons notre périple à travers l’univers de BioStorm ! Après une courte mise en bouche et une explication sur les types des personnages que l’on peut incarner dans ce jeu de rôle, nous pouvons aller plus en détails dans les particularités de cet univers !

Il va falloir placer une chronologie pour mieux comprendre ce qui nous à bousculer vers un monde si différent du notre.

Reprenons !

Tu cours à travers la pièce, ramassant tes affaires et tes clefs dans un mouvement tourbillonnant, la porte de ton appartement bloque lorsque tu l’ouvres. Encore cette table de chevet qui ne veut pas se coller contre le mur ! En la poussant tu remarque le livre “BioStorm” que tu as commencé hier soir, tu le mets dans ton sac. Le souffle court tu t’assoies à une place dans le bus, en ouvrant ton sac tu saisis le jeu de rôle et tu reprends ta lecture.

De notre époque à BioStorm

Depuis notre époque actuel jusqu’à celle de BioStorm, le monde a bien changé. Des technologies, des découvertes scientifiques et les conséquences du BioStrom ont bouleversés le destin de l’humanité.
Les êtres humains se sont diversifiés, plusieurs types d’humanoïdes peuplent maintenant la planète. Certaines sciences ont stagnées, voir régressées, l’aérospatiale a par exemple connu des pertes importantes là où la géologie et la biologie n’ont jamais été aussi poussé.

Pour mieux comprendre, il nous faut replonger dans notre passé, quand la surface était encore habitable. Plusieurs événements ont marqués la chronologie de BioStorm et le premier fut la découverte inattendu des cristaux et de leur propriétés extraordinaire.

Les cristaux – 290 ans avant La Chute

Les cristaux représentent une avancée colossale pour la science, notamment pour la chimie et la physique. Ils existent à l’état naturel, au plus profond de certaines mines là où la pression est suffisante pour les voir se former.
Ils ont toujours existaient mais nous ne savions pas les atteindre, les détecter et les extraire jusque là. Deux choses nous empêchait de connaître leurs existences. La pression souterraine trop faible dans nos forages souvent peu profonds par rapport à l’immense quantité de roches dans notre planète. Et notre capacité à les énergiser et donc à révéler leur propriétés méconnus, car si ses éléments se forment en effet dans la roche, leurs propriétés ne se révèlent qu’une fois qu’une source d’énergie les traversent.

Ces cristaux ont toutes sortes de faculté extrêmement intéressantes qui sont à la base des plus grandes évolutions scientifiques de l’univers de BioStorm. Il en existe 11 connus (Bystar, Fasm, Lilis, Lux, Regus, On, Setia, Venil, Nol, Ulta, Zyra) mais rien ne dit qu’ils ne soient pas plus nombreux.
Personne ne peut vraiment dire combien de cristaux peuvent se cacher dans les profondeur de la terre. Ces éléments possèdent des propriétés uniques qui ont engendrés un véritable boom technologique. Architecture, robotique, médecine, énergie, électronique de pointe, neurosciences, tous ses domaines d’études ont étés bouleversés par l’apparition des 11 cristaux.

Plongés dans la lecture, tu rates presque ton arrêts. Tu plonges ton livre au fond de ton sac. Après un “Aurevoir” timide envoyé au chauffeur lorsque tu sors du bus, tu marches le long de la route, et tu ressors peu à peu du récit.

Qu’est ce que tu en a pensé ? A toi de me donner ton avis sur cette introduction au jeu de rôle BioStorm ! Allez, Ciao les Pingouin 🙂

Les Chroniques du DraGon #17 : Les Brujahs (Vampire la Mascarade, les clans chapitre premier).

Salut les rôlistes, nous voici de retour : bienvenue dans les
Chroniques du DraGon N°17 sur Vampire la Mascarade.

Aujourd’hui un gros chapitre, nous attaquons les Clans de cet univers que vous savez que j’apprécie.

Impulsifs & passionnés, violents et complexes : voici les Brujahs !

Liens Utiles:

http://arkhane-asylum.fr/vampire-la-mascarade-edition-20e-anniversaire/
http://www.white-wolf.com/

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A bientôt les rôlistes !

Bill & Bob. Suivi de Campagne : Les ombres de Yog-Sothoth (Avec Ben!) Episode 4-2 .

Enfin, après des éons d’attente, les étoiles se sont alignées & le grand ancien se réveille. Voici la quatrième série de vidéos du suivi de campagne de l’Appel de Cthulhu : “Les Ombres de Yog-Sothoth” que nous jouons à notre table.

Dans cet épisode, nos héros-contre-leur-gré continuent leur enquête à Hollywood avant de s’en aller vers le désert ou le tournage a eu lieu.

/! ATTENTION /!
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Mes jeux auxquels je voudrait jouer !

Salut les rôlistes, amis des jeux et des rôles !

Aujourd’hui nous allons parler des jdr que je possède, mais auxquels je ne joue pas, je n’ai pas encore joué, ou pas joué depuis longtemps. Aujourd’hui, mes regrets…

Mes jeux, leur pauvre étagère.

Comme beaucoup d’entre vous, je collectionne les bouquins de jdr. Les petits, les gros, ceux avec des belles illustrations comme ceux qui ont une coquille sur la tranche. J’aime mes livres de jdr, et jusqu’à peu, je n’en possédais qu’une poignée !

En effet, j’avais découvert dans le jdr une passion éternellement renouvelable, et ayant réuni cinq ou six jdr différents agrémentés ou non de suppléments, j’avais de quoi jouer (du moins pensais-je à l’époque) de tous les univers, de toues les types de jeux et ce pour la vie.

Finalement, il y a 4 ans, quand j’ai commencé les vidéos sur le sujet, je me suis remis à acheter des jeux. Des suppléments comme de nouveaux jeux, je suis devenu curieux. Très curieux.

Continuer la lecture de « Mes jeux auxquels je voudrait jouer ! »

ProxMox Virtual Environment : Retour d’expérience.

logo de ProxMox VE 4.3

Salut à tous, nouveau billet info, aujourd’hui je vais vous parler de Proxmox VE, OS libre dédié à la virtualisation de machines par le biais de VM sous KVM ou de containers LXC. Petit tour d’horizon et retour d’expérience après presque 2 ans d’utilisation.

Proxmox c’est quoi ?

Proxmox est une solution de virtualisation de machines basée sur l’hyperviseur (équivalent à VMWare Vsphere ou Citrix de chez Xen) KVM. La license AGPLv3 permet de s’assurer de la liberté d’utilisation du produit.

Proxmox permet également d’utiliser les containers LXC (utilisation du cloisonnement sur le système de fichiers pour virtualiser un système plutôt que sur l’émulation matérielle comme KVM, plus séparée (donc plus sécurisée?) mais plus gourmande en ressource & en espace disque.

L’avantage de ProxMox étant la flexibilité de ces deux systèmes: puissance, rapidité et légèreté avec les Containers Linux et flexibilité, isolation avec les Machines virtuelles (qui elles seulent peuvent héberger un autre OS que le GNU\Linux).

Proxmox chez moi

Après une installation par clé USB (on aurait pu prendre un DVD); comme n’importe quel distrib’ GNU\Linux après tout,  Proxmox est basé sur Debian; on se log en web sur le port 8006 (non standard, volontairement), avec le compte root local créé à l’installation. L’interface du serveur nous l’indique de toutes façons !

Il est bien sûr possible de créer d’autres utilisateurs, ou de lier le nœud à un annuaire LDAP, mais n’ayant pas pratiqué ça, nous ne verrons pas ça ici.

Chez moi je l’ai installé sur un ancien serveur récupéré auprès d’une entreprise au moment du renouvellement de leur matériel informatique par du neuf. Je comptais m’en servir de serveur de test, et comme je sortais tout juste d’une formation de 5 jours sur ESXi de VMWARE.
Je me fixe alors 2 objectifs :

  1. Voir ce qui se fait en face de VMware, voir si l’équivalent à les mêmes possibilités, les mêmes fonctions, la même flexibilité.
  2. Comprendre la virtualisation de façon globale, en appliquant les exemples vus en formation VMware sur l’Hyperviseur Open Source ProxMox.

Donc je me lance, sans savoir ou je vais, dans l’interface de mon Hyperviseur. Je créé une machine, accède à mes espaces disque, j’y upload des ISOS et commence l’installation de systèmes Debian sur VM, avant de découvrir le pouvoir des containers  et de turnkey-linux !

Les avantages de proxmoxVE.

Après quelques machines fonctionnelles, je m’étais monté déjà un openLDAP (pour voir ! ), un serveur LAMP (pour tester des bouts de web persos), un ipcop (pour m’amuser ! ), et une poignée de VM d’autres OS (ArchLinux, Fedora, Kali, Winblue,..), juste pour les tester, comme j’aurais fait sur un Virtualbox.

Puis je découvre, et comprends les containers LXC. Alors je m’empresse de migrer mon apache2, et d’explorer l’idée de LXC. Puis je tombe sur un menu de déploiement automatisé dans Proxmox, des liens vers des containers pré-construits fournis par “turnkey-linux“.

Joie.

Deux clics et j’ai un système virtualisé fonctionnel & installé ? waaaah ! autant vous dire que j’en ai testé des trucs ! openVPN (toujours pas paramétré), etherpad (pour comparer au mien), un nginx (pour mettre face à apache2), … Bref, je me suis amusé !

BIlan, après 2 ans.

Proxmox réponds à mes besoins, au quotidien, pour la maison. La machine que j’ai n’est pas très puissante, deux processeurs physiques d’un ancien temps, mais j’y fait ce dont j’ai besoin ou envie. C’est une bonne plateforme pour l’apprentissage, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de la tester en production avec plusieurs noeuds en redondance ou des centaines d’utilisateurs accrochés à ses machines.

Toutefois je suis très content de mon hyperviseur opensource, je suis un enthousiaste des logiciels libres, opensource et gratuits. Entre turnkey-linux et la flexibilité de Proxmox Virtual Environment, il y a de quoi s’amuser et produire ! Aujourd’hui, j’envisage toutefois de l’éteindre, car j’ai déplacé plusieurs services qui tournaient dessus (ou sur d’autres tours) sur des Raspberry PIs. La machine elle-même consomme pas mal d’électricité, il est possible que je m’en débarasse, mais seulement pour en installer un autre sur la framboise 3.14 !

Merci de m’avoir lu, j’éspère que ce petit retour vous aura plu, à bientôt !

Mes pledges en cours.

Bonjour à tous, après notre ami LeChevalierPingouin, qui nous parlait de son jdr en développement. Je reprends le flambeau du vendredi pour vous parler un peu des jeux et annexes de jdr que j’attends. Voici donc,

Mes pledges en cours.

Par pledge j’entends toute forme de foulancement, crowdfunding et autres financement et/ou précommandes participatives. Principalement réalisés sur la plateforme de BBE, gameontabletop, aucun kickstarter ou ulule ne peut échapper à ma CB fébrile (et plaintive depuis !).

Continuer la lecture de « Mes pledges en cours. »

Par Crom !

Par Crom !

– Ma plus grande peur, c’est que mes fils ne me comprennent jamais. […] Qu’y a-t-il de mieux dans la vie ?
– L’immense steppe. Un rapide coursier. Un faucon à ton poing. Et le vent dans tes cheveux.
– Faux ! Conan ! Qu’y a-t-il de mieux dans la vie ?
– Écraser ses ennemis. Les voir mourir devant soi. Et entendre les lamentations de leurs femmes.

Conan, un jeu de Fred Henry, édité par Monolith, pour 2-5 joueurs

Un point d’histoire : 3 327 757 $ ! C’est sur ce chiffre de financement record que j’ouvre cette petite présentation/test tout à fait subjectif de Conan.

En effet, avant même de devenir un des succès du financement participatif, le jeu était déjà un phénomène avec des sujets à participation record sur les forums (Tric Trac en tête) et un engouement exceptionnel autour du print’n’play. Une poignée de fous furieux suivant, soutenant et promouvant son créateur à la personnalité bien trempée : créateur des Bâtisseurs, de Time Line mais aussi de Rush’n’Crush et d’Asteroyds, Fred Henry a imposé un nouveau rapport au public et à théorisé son implication sur Kickstarter. Il n’est quand même pas fréquent d’entendre un éditeur cité Lordon dans ses influences directes…

L’euphorie du crowdfunding passée, l’année d’attente du jeu constitue une douche froide pour certains qui découvrent avec effroi qu’un projet est toujours parsemé d’imprévus. L’équipe de la nouvelle boîte spécialisée dans le financement participatif, Monolith, l’apprend à ses dépens aussi. Mais au final après une campagne rock’n’roll et un après-campagne en forme de gueule de bois, les boîtes sont chez nous. Alors Conan, c’est le nouveau Heroquest ou c’est de la poudre aux yeux ?

Un jeu pour ruiner la production de pétrole ?

Parce que Fred Henry insiste : son jeu, ce n’est pas un tas de figurines mais bien, avant tout, un gameplay destiné à faire vivre des aventures. Dans la boîte de base, on trouve un peu plus d’une soixantaine de figurines de très grande qualité (à sous-coucher pour que la finesse de la sculpture ressorte), taillées par les plus grands noms dans le domaine, des fiches de personnage, un livre de Skelos (voir ci-dessous), plein de jetons, des dés spéciaux (jaune/orange/rouge), des cartes, un livret de règles, un de scénarios et deux plateaux de jeu doubles-faces. La boîte est hyper lourde, solide et l’illustration de couverture signée Adrian Smith donne envie de se jeter dans la mêlée, sabre au clair. Pas de déception à l’ouverture, c’est vraiment classe !

Alors dés en main, ça donne quoi ? Première phase : lecture des règles. Et première polémique.

Des figurines splendides. Peinture : Martin Grandbarbe.

Personnellement, je n’ai eu aucun problème à prendre le jeu en main avec les règles fournies. Quelques détails peuvent s’avérer imprécis (disons que si on tient à jouer « tournoi international du monde de la galaxie de l’univers », quelques phrases sont soumises à interprétation) et ça—la communauté bruyante des accros du crowdfunding ludique—se met à hurler. Les règles ne seraient juste pas compréhensibles. Mouais. En fait, le fondement même du jeu est mal compris par certains qui pensaient tomber sur un Descent V2 ou sur un jeu de stratégie : ce n’est pas le propos.

On est là pour vivre les aventures du cimmérien et chaque scénario est l’occasion d’un renouvellement du gameplay. Certains points sont laissés à l’appréciation des joueurs.

Du coup Monolith se fend d’une V2 des règles, qui met cette fois tout le monde d’accord. Si vous achetez le jeu, tant qu’à faire, vérifiez qu’il y a bien la V2 ou commandez-la chez l’éditeur (le prix du timbre) : elle balaie effectivement les quelques interrogations et surtout ça fait un joli livret illustré…

Donc les règles sont très simples en réalité et à part une ou deux interrogations sur les compétences, on y revient pas en cours de partie.

Un barbare qui roule des mécaniques

Le principe est le suivant : un joueur est l’overlord, les autres sont les héros. Chaque scénario détaille une aventure de Conan et de ses potes. Il y a toujours un objectif à atteindre qui va au-delà de l’élimination de l’adversaire. Un des intérêts est que l’overlord n’est pas un pousseur de pion, comme il peut l’être dans un Space Hulk. Il a ses propres objectifs et le gameplay asymétrique fait de la place de l’overlord une toute autre expérience, tout aussi intéressante que celle des héros.

Une fiche de perso, avec les réserves d’énergie en bas, les différentes compétences sous forme de petites icônes et les actions au-dessus avec leurs limites

Les personnages sont définis par une série de compétences et vont agir grâce à un « pool d’énergie » symbolisé par des gemmes. Ils disposent d’un mouvement (plus ou moins étendu : le voleur se déplacera plus vite que le barbare en armure) et d’une attaque, dans l’ordre qu’ils veulent : une fois ces deux actions non-sécables—si on interrompt son mouvement, le reliquat est perdu—réalisées, le joueur peut choisir de s’arrêter ou de dépenser des « gemmes d’énergie» qui vont lui permettre d’avancer plus, de réaliser des actions sur le terrain (défoncer des portes, sauter, ramasser un objet, …). Au-delà de ça les gemmes permettent aux joueurs de relancer un jet de dé foireux et de doser sa force en combat, autorisant le choix, en cours de combat, de frapper plusieurs fois de façon contenue ou de faire juste une attaque mais très brutale. La gestion des gemmes est le cœur du jeu puisqu’elles représentent aussi les points de vie. Elles sont soit disponibles, soit en zone de fatigue (épuisées), soit en blessure (défaussée et ne reviendront pas en jeu). Chaque tour, on regagne un nombre fixe de gemmes, il est alors possible de choisir de se reposer (ne rien faire) et d’en regagner un peu plus. Le pool est fixe et il n’est pas possible d’en gagner plus que ce qu’on avait au départ. C’est un principe de circulation qui est utilisé. Lorsque toutes les gemmes sont en blessure, le personnage est mort et sa figurine écartée du plateau.

L’un des gros points forts du jeu est l’aspect coopératif très important. À la manière des premières versions de donj’, les capacités des héros sont, sur la plupart des scénarios, complémentaires. Conan est généralement le « tank » (baston!) et il va être secondé par des voleurs, des princesses, des sorciers et des mercenaires, qui apporteront une note stratégique même si au final, si seul le voleur peut crocheter, Conan peut défoncer !

Le hasard est présent par les jets de dés fréquents, mais est maîtrisé par un certain nombre de facteurs : le plus simple est l’équipement qui permet d’apporter des bonus bienvenus, le deuxième est la possibilité de relancer ses dés grâce à la dépense de gemmes et enfin le troisième, la façon dont le tour s’organise. En effet dans Conan, point de pion pour le premier joueur ou de circulation dans le sens horaire : on joue tant qu’on veut dans l’ordre décidé par les joueurs, collectivement et limité par les gemmes disponibles. Ce simple point oblige en quelque sorte les joueurs à dialoguer en permanence et à tenter d’articuler leurs manœuvres de façon efficace face à la menace de l’ennemi.

Le livre de Skelos, la tablette s’n’s.

Parce que l’overlord, qui joue donc seul contre tous, dispose lui aussi de gemmes d’énergie qu’il va dépenser pour activer les troupes que le scénario lui a confiées. Sorcier stygien, démon des marais ou pirates, l’overlord dispose d’une batterie de méchancetés à lancer sur les héros parfaitement canon dans l’univers de Howard (Patrice Louinet veille au grain*) . Il dispose d’un livre de Skelos, une tablette sur laquelle sont disposées les différentes troupes du scénario, symbolisées par des tuiles portant leurs caractéristiques. À chaque tour, il pourra activer 0, 1 ou 2 des tuiles de la « rivière »(nom donné à l’espace dédié sur la tablette) : chacune représente un adversaire ou un groupe d’ennemis à disposition de l’overlord. Elles sont placées côte-à-côte, successivement, sur l’espace du bas de la tablette. Pour chaque emplacement de carte, il y a un coût associé. Pour activer un adversaire, l’overlord doit dépenser le nombre de gemmes correspondant à ce coût. L’astuce est qu’à chaque utilisation la troupe redescend dans la « rivière », tout au bout. Et comme le coût d’activation est croissant et reste, lui, fixe sur la tablette, on comprend toute l’ingéniosité du gameplay : le sorcier qui était en haut de la rivière, à l’emplacement qui coûte 1, redescendra la rivière jusqu’au dernier emplacement qui coûtera, en fonction du scénario, souvent entre 6 et 8 gemmes, devenant quasiment impossible à réactiver immédiatement. Et celui qui était tout au bout coûte désormais une gemme de moins. Ce subtil jeu de remplacement très difficile à expliquer mais très simple à mettre en œuvre, est vraiment la pierre angulaire du gameplay de l’overlord. Les gemmes lui servent aussi à défendre ses troupes et à relancer, comme les héros.

Le rôle d’overlord est vraiment très intéressant et les sensations très différentes de celles des héros. Le système du jeu est vraiment simple, même si il n’est pas évident à décrire en quelques phrases, il est parfaitement intuitif une fois les dés en main.

À consommer sur place ou à emporter ?

Le jeu de base propose une dizaine de scénarios qui sont rejouables à l’infini. Mais bien évidemment, Kickstarter oblige, le jeu devient colossal quand on regarde ce qui est proposé.

Pour commencer la boîte de bonus kickstarter est juste énorme et double, et même un peu plus, le matos ludique disponible. Un plateau, des figs, des sorts, des cartes d’objets… C’est la profusion. Pour en tirer profit, il faut se rendre sur le site de Monolith, le forum the overlord est très actif et ses membres extrêmement prolixes. Les scénarios utilisant le matériel sont disponibles gratuitement, officiels comme fans made. Monolith a même financé la production de versions papier des scénarios dans des opus distribués gratuitement, les Compendiums 1 et 2.

Trois « grosses » extensions sont sorties : Nordheim, Kithai et Stygie. Chacune a été confiée à une équipe différente et propose une nouvelle approche du jeu.

Avec Nordheim (Croc et Sippik, pas la peine de présenter ici je pense), on est dans le légendaire, La fille du géant de gel, tout ça : ça bastonne contre les loups et les corbeaux accompagné de héros lookés comme des zikos de black metal. Très bon, très bourrin. Et froid, aussi.

Kithai détaille une région qu’on ne connaît pas vraiment en fait et qui se fait l’écho de l’Asie dans le monde de Howard. Là, c’est plutôt infiltration et athlétisme par Bauza et Maublanc (Naheulbeuk, 7 wonders, Takenoko, Tokaido,…). C’est réussi avec une map originale : une tour qu’on peut grimper par l’extérieur, sur 4 niveaux. Les scénarios exploitent le matériel et sont beaucoup moins bourrins (ça reste ambiance sword and sorcery, hein) que Nordheim. En contrepartie, beaucoup plus de règles spéciales.

Enfin Stygie et son cortège de sorciers malsains et de morts-vivants, par Bruno Cathala (que je ne vous ferai pas le déshonneur de vous présenter) est un cocktail lytique parfaitement équilibré pour ce que j’en ai testé—trois scénarios—et obligeant vraiment les joueurs à une bonne synchronisation. Les sorciers et leurs créatures sont puissants, le danger permanent et les scénarios truffés de référence aux écrits de Howard.

Le reste de la gamme se composent de boîtes de figurines (à utiliser avec les scénars disponibles sur le site de Monolith), dispensables dans la mesure où on peut facilement les proxifier (utiliser une autre figurine) avec ce qu’il y a dans la boîte de base, de décors en plastique (le pack n’est pas parfaitement calculé et il peut arriver, si vous n’avez pas la version KS, qu’il faille quand même utiliser des jetons) et surtout, derniers mais pas les moindres, des livres de campagne.

Apparemment écrit dans la douleur pour le premier, le second présentant la première extension « après KS », ces deux livres sont premièrement magnifiques : papier glacé épais, hardback, reliure tissu, titre imprimé à chaud sur le dos toilé, intégralement couleurs, avec illustrations pleine page de Adrian Smith et d’autres pointures ainsi que des photos des figurines peintes par Grandbarbe… Monolith s’est pas foutu de nous sur l’édition. La légende du diable d’Airain et Le livre de Seth contiennent donc des campagnes et tout ce qu’il faut pour les jouer. Il s’agit d’enchaînements de scénarios dont les issues déterminent la suite. Un système d’expérience apparaît et la gestion des objets est revue. On ne va pas gâcher le contenu ici mais il y a des dizaines d’heures de jeu sur ces deux campagnes qui mettent le matos sorti à l’honneur et propose une nouvelle expérience de jeu. On se rapproche de la campagne de jeu de rôle : même si l’ensemble reste très mécanique, les différentes issues apportent une certaine rejouabilité et surtout une cohérence narrative, forcément moins importante sur les « one shot ».

Encore une fois, si le système vous plaît, c’est très bon et très qualitatif sur tous les plans. Cerise sur le gâteau, non content de servir d’artbook, Le livre de Seth sert aussi de guide peinture (très pédagogique, point par point, vous n’aurez pas le talent tout de suite, mais vous aurez un bon prof, ce qui est déjà pas mal).

Ouais bon, mais c’est bien ?

Pour résumer sur la gamme, et de mon point de vue très personnel que je partage avec moi-même : la boîte de base vous fera passer de très bons moments dans l’univers du barbare le plus connu mais si vous voulez compléter et agrandir un peu votre terrain de jeu, outre les deux indispensables compendiums créés par la communauté de fans et gratuits, les deux livres de campagne représentent un très bon rapport qualité/prix en proposant une toute nouvelle façon de jouer, sans nécessiter un espace de stockage repensé dans votre maison. Si vous accrochez méchamment, la boîte « KS » est indéniablement un gros plus pour jouer les scénarios disponibles sur le site et le forum de Monolith. Elle se trouve assez bien d’occasion, souvent avec la boîte de base, pour un prix proche ou inférieur au KS.

Enfin si vous êtes passionné par Howard ou complètement sous le charme du jeu et que vous voulez explorer de nouvelles terres et de nouveaux gameplay, Nordheim/Stygie/Khitai sont des extensions parfaitement recommandables. Si je ne les cite qu’en dernier, c’est que les prix sont un peu plus élevés et il faut compter une cinquantaine d’euros par extension.

Pour finir les différentes itérations de Conan et les boîtes de figs sont là pour vous faire plaisir, on peut trouver assez facilement les fiches des héros et les tuiles des méchants sur le forum the overlord. Le reste est parfaitement dispensable et ne dépend que de vos goûts et de votre budget : on trouve des mousses de rangement, des décors 3D ou encore des tapis reproduisant les maps pour un meilleur confort de jeu.

La gamme s’est donc enrichie progressivement et l’attente n’aura pas été vaine : le jeu est bel et bien le projet pharaonique qui nous a été vendu et rempli, à mon goût toujours, parfaitement le cahier des charges. Il propose un Heroquest du XXIème siècle simple mais au gameplay bien pensé, qui permet de jouer à l’ère hyborienne les aventures pleines de sang, de sacrifices et de magies impies des créations de Howard. Les parties durent entre une demi heure et une heure et demi et sont intenses, tendues et… Fun !

Il s’agit pour moi d’une réussite sur toute la ligne, je parle du jeu, pas de son modèle économique ni de la gestion de la production qui était une découverte pour l’équipe, et je le recommande chaudement à tout ceux qui aimeraient avoir un jeu de plateau très typé jeu de rôle, tout en étant appuyé sur des pures mécanismes de jeu de plateau. Alors certains scénarios sont plus réussis que d’autres, certains personnages ou certaines équipes sont plus efficaces et il faut parfois ajuster un point ou un autre pour rester cohérent en cours de partie : en somme rien que du très classique dans l’améritrash**. Si vous voulez des horloges, Agricola ou T’zolkin sont disponibles. Z’êtes prévenus dans ceux-là le scénario est toujours le même.

La suite et le Joker

Pour l’avenir, nous savons qu’un nouveau KS se prépare pour 2019 concernant Conan. Monolith a prouvé avec Le livre de Seth et Mythic Battles : Pantheon qu’ils étaient désormais rodés aux différentes étapes de production et le site se remplit chaque jour un peu plus de contenu (nouveaux perso, scénars, modes de jeu expérimentaux ou cross avec Mythic Battles). Le suivi est assuré et quand bien même : le jeu livré est à mon sens un indémodable, au même titre que Heroquest qui se joue encore, 30 ans après.

Pour finir, un petit coup de pub pour le tout nouveau projet de Monolith qui n’est autre que Batman : Gotham chronicles (qui en est déjà à plus de trois millions de dollars quand j’écris ces lignes). Le jeu reprend exactement le système de Conan dont certains points ont été améliorés (gestion des lignes de vue et de la saturation des cases surtout) et le transpose dans l’univers du chevalier noir. Un nouveau mode fait son apparition, overlord contre overlord, ce qui ajoute au jeu une touche « escarmouche » bienvenue. La campagne est exemplaire en tout point et si cet univers vous chatouille plus que celui de Conan, n’hésitez pas, tout ce que j’ai dit sur son prédécesseur s’applique aussi à Batman !

Monolith

 KS Batman

Conan scénarios

The overlord

Conan revival

Chez Colorful minis

Chez Tric Trac

*Patrice Louinet est biographe, traducteur et tout simplement spécialiste de Howard. Il a mené la nouvelle traduction pour Bragelonne de son œuvre et a collaboré pour maintenir le jeu de Monolith au plus près de l’œuvre originale, plutôt que la bande dessinée ou le film (oui, il n’y en a qu’un… Si!).

**Améritrash est un terme inventé pour classifier les jeux « à l’américaine » avec un scénario, des cartes et des dés, donc du hasard et une importance accrue accordé à l’ambiance du jeu comparativement au jeu « à l’allemande » dans lesquels seuls compteraient les mécanismes, la fluidité et les possibilités mathématiques du gameplay.

BioStorm, les types humanoïdes !

Bonjour, ou bonsoir peut-être,

La dernière fois, nous avions commencé à parler de BioStorm, un univers de Jeu de Rôle que je crée. Si vous n’avez pas lu le premier article, je ne peux que vous conseiller d’aller prendre le temps de le lire. Vous risqueriez sinon d’ouvrir une brèche dans le continuum espace-temps, ce qui n’est jamais bon !

On reprend là où on en était. Tu viens de te faire à manger. A l’autre bout de ta table, le livre BioStorm est posé, à moitié ouvert. Il t’occupe l’esprit pendant ton repas. Tu as commencé à le lire tout à l’heure et tu t’y replonges juste après avoir ranger tes couverts. Cette fois-ci, le livre t’en apprend plus sur les types d’humanoïdes qui peuplent les cités de BioStorm.

 

Avant la chute, les humains se sont diversifiés entre plusieurs types d’individus. Maintenant, on définit l’humanité entre cinq types d’humanoïdes. Les Transcendés, les Cyborgs, les I.C.A.S, les Initiés et les Infectés. Ce sont tous des types d’humains. Chacun a un certain rôle, certains domaines de prédilection et une certaine place dans ce nouveau monde.

  • Les Transcendés

Ce sont des humains qui ont appris à se servir de leur esprit pour accéder à un stade de conscience supérieur. Les transcendés peuvent interagir sur les esprits des autres, ressentir les émotions et les volontés que l’on voudrait leur cacher. Ils sont capables d’exercer leur emprise mentale dès lors que le sujet est doté d’une conscience. Leur spiritualité et leur sagesse leur permettent de gouverner. Bien des prouesses spirituelles qui nous semblent inconcevables à notre époque, sont devenues des réalités par la transcendance humaine.

  • Les Cyborgs

Les cyborgs sont proches des Transcendés, mais les voies de l’esprit leur sont plus difficile d’accès. Et pour cause, ils ont été modifiés par la technologie des prothèses. Toutes sortes d’appareils électroniques et numériques leur sont fichés dans le corps pour en décupler les capacités. Un cœur artificiel et des mains de bystar leur sont greffés à la naissance. Grâce à ces implants cybernétique, les cyborgs peuvent vivre plusieurs centaines d’années. Un cyborg décide ce qu’il peut faire et ce qu’il veut être, il lui suffit de s’implanter les prothèses adaptées.

  • Les I.C.A.S.

Les I.C.A.S. (Intelligence cérébrale artificielle supérieure) sont des robots, des androïdes dotés d’une conscience qu’ils façonnent à l’aide d’un cristal particulier. Ils ont fait évoluer la notion d’humanité par une lutte sociale sans précédent. Ils ont notamment élargi la notion d’humanoïde à la conscience et non à l’organisme vivant. Les I.C.A.S. peuvent utiliser des plug-ins, des cartes électroniques, qu’ils s’implantent dans leur système corporel. Ces cartes leur permettent d’accéder à d’immenses quantité de connaissance ou d’ajouter toutes sortes de fonctionnalités à leur ingénierie déjà très complexe. Mais l’incroyable technologie des I.C.A.S. ne s’arrête pas là, ces androïdes sont quasiment immortels. Leur conscience se conserve à travers les déformations d’un cristal d’On, qui peut être restauré dans une autre enveloppe mécanique dès lors que le cristal n’est pas détruit.

  • Les Infectés

Si le statut d’humanoïde des cyborgs ou des I.C.A.S. ne sont plus à débattre, ce n’est pas aussi simple pour les Infectés. Ils proviennent du BioStorm. Ce sont des êtres humains qui ont mutés en partie, développant toute sorte de faculté biologique. Leurs capacités corporelles se révèlent aussi fascinantes que troublantes. Certains n’ont plus le besoin de dormir, leur peau génère de l’énergie lorsque elle est exposée au soleil. D’autres possèdent des colonies d’insectes dans leurs poumons et il existe ainsi beaucoup de capacités biologiques différentes. Leur existence dérange et leur apparence rappelle la présence de la nouvelle nature à l’intérieur des cités. Les corps, souvent difformes des infectés, provoquent la peur et le dégoût des autres humanoïdes, ils subissent en conséquence une véritable ségrégation.

  • Les Initiés

Enfin les Initiés. Ce sont des humains dotés d’un système neuronale évolué. les Initiés s’entraînent à exercer des prouesses cérébrales uniques. La télékinésie, la déformation de la matière, les visions et beaucoup d’autres pouvoirs psychiques sont à leur portée. Ces facultés ne sont pas simples à maîtriser, ils vivent avec des tuyaux fichés dans le crâne, alimentant sans cesse leur cerveaux sur-actifs. Ils sont les seuls à vivre une partie de leur vie en dehors des villes forages. Dès l’enfance, après avoir étés repérés, ils partent suivre les enseignements des initiés dans un temple qui se dresse sur des roches en stase, flottant dans l’atmosphère. On appelle ce lieu particulier “Ischy, la cité céleste”.

D’immenses mégalopoles au creux de la terre et un temple céleste dans l’atmosphère. Des robots conscients, des mages cérébraux, des humains transcendés, des êtres biologiquement déformés et des cyborgs au corps de chair et d’acier. Agonisant, tous ensemble, devant une monstrueuse et incompréhensible menace.

Cette fois-ci c’est l’heure qui te rappelle à l’ordre, tu as pas mal de chose à faire avant d’aller dormir. En t’activant, tu repenses à ce que tu viens de lire.
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