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Le_Puzzle parle de jdr

L’équilibre, un truc à se casser la gueule.

Durant mes pérégrinations weboludiques, sur les forums et les groupes de discussion liés au jeux de rôle, je lis énormément de critiques de jeux. Pour faire le tri, pour en trouver de nouveaux. Un argument revient régulièrement : « pas terrible parce que pas assez ÉQUI-LI-BRÉ »… Normalement arrivé à ce point de l’article, je ferme la page et je peste.
Ouais, que je puisse faire l’otarie de démonstration avec un bouquin ou une boîte qui tient parfaitement sur le bout de mon nez, j’ai du mal à percevoir en quoi ça fait un bon jeu.

otarie en équilibre
C’est ça un bon rôliste ?!

Donjon ou la matrice wargamistique

Un petit détour par notre culture ancestrale : les premiers-nés des jeux de rôle sont issus du wargame, avec la volonté de raconter une histoire qui va au-delà de la simple victoire d’un camp sur un autre. Qu’est ce qui distingue le wargame d’un jeu de dame ? La complémentarité des unités. Si elles ont toutes rigoureusement les mêmes statistiques, le jeu de guerre avec ou sans figurines perd tout son intérêt. Pour créer un contexte favorable à l’élaboration d’une stratégie et recréer ce qui se passe sur un champ de bataille, avec ses unités hyper spécialisées, les créateurs de système ont donc introduit des forces et des faiblesses propres à chaque protagoniste.

Pour en arriver au jeu de rôle, il a fallu individualiser les unités, extraire de la masse une figurine et ne plus s’intéresser qu’à elle seule. Logiquement les vieux réflexes des designers sont restés : chaque personnage aura une spécialisation, un domaine qui le définit, dans lequel il est meilleur que les autres. Par un effet mécanique, on obtient donc aussi l’affaiblissement de ce qui n’est pas dans son champ.

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Greystoke parle de jdr

Initiation de Poulpe, accompagné de Pulp à la Française.

Entre un Donj’ et un Poulpe, je suis de ces joueurs qui auront plutôt tendance à aller jouer avec les oreilles d’elfes qu’avec les tentacules de l’indicible horreur. Je dois même dire que je suis plutôt hermétique au plaisir, que jouer à l’Appel de Cthulhu (AdC), provoque à certains de mes camarades joueurs. C’est la raison pour laquelle lorsque l’on me propose de faire un AdC, je recule prudemment, en prétextant l’imminence de ma séance d’Aqua-Poney, pour aller triturer les boutons de ma copine de chez Sony… hum (ça sonnait mieux dans ma tête).

Et c’est la raison pour laquelle j’ai été, dès son annonce, intrigué par cette boite d’initiation Cthulhu, ou plus exactement la boite d’initiation Chronique Oubliées Contemporain : Cthulhu. Du coup, quand Fab’s m’a proposé de venir la tester, malgré mon aversion pour l’AdC, j’ai sauté sur l’occasion de me faire mon propre avis.

La boîte et son contenu.

De ce que j’ai pu en voir, c’est un beau produit. Outre les livres de règles, scénario de Maxime Chattam et de mini campagne, que je n’ai pas pu lire, on y trouve des aides de jeu de toute sorte.
-Fiches de personnages prétirées et bloc de fiches de personnage vierges.
-Tokens personnages et créatures.
-1 Plateau « Battle map », avec au recto le plan du manoir du scénario de Chattam et au verso une face pour écrire et dessiner au marqueur effaçable. Concernant ce matériel, je suis toujours sceptique quand on me dit qu’une face entière du plateau est dédié à un unique scénario. Ça ressemble à une augmentation du coût très dispensable. Et de la même manière, parce que nous sommes des rôlistes et non pas des joueurs de « plateau », les tokens personnages me paraissent tout aussi dispensables.

Le contenu de la Boite d'initiation de Chroniques Oubliées Contemporain cthulhu
Beaucoup de matériel sympa dans cette Boite d’initiation de Chroniques Oubliées Contemporain cthulhu
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Fab's Parle de jdr Jeux

[BBE] Retour sur la boîte d’initiation Chroniques Oubliées Contemporain : Cthulhu.

I. Déballage

Reçu par la poste, j’ai ouvert plein d’entrain ma dernière acquisition de chez BlackBookEditions. Cette boîte d’initiation Chroniques Oubliées Contemporain : Cthulhu pèse son petit poids de matos. On y trouve 4 livrets (règles, bestiaire du mythe, campagne d’initiation par Laurent Bernasconi et scénario bonus par M. Chattam), 6 fiches de pré-tirés solides accompagnées d’une fiche récap’ pour le MJ (quelle bonne idée!), une carte correspondant à la mini-campagne et un écran très pratique. Un solide flip-mat (surface effaçable à sec d’un côté, plans du manoir du scénario “De si beaux esprits” de l’autre) et de nombreux pions de personnages & monstres tout aussi épais. Le contenu est clos avec un bloc de fiches de personnages & une poignée de 6 dés (on parle donc bien ici d’une boîte d’initiation se suffisant à elle-même pour jouer).

L’épaisseur des cartons est une preuve de qualité, attention toutefois aux jetons. En effet ils sont si solides que les insérer dans leurs socles est un poil  dur, et le risque est de les abîmer si l’on n’y fait pas attention (*roule les yeux*). J’attaquais la lecture tout doucement, me disant que je testerais ça à l’occasion mais tout de même curieux de ce qu’avaient BBE & CO à offrir dans l’univers du Maître Lovecraft. La première chose qui m’a sauté aux yeux (avant même l’ouverture de la boîte finalement) est la qualité bluffante des illustrations. Ah c’est beau ! Ça fait plaisir de quitter un peu l’ambiance, certes jolie mais un peu trop constante de Muzy. J’ai pris un réel plaisir à survoler, puis lire, les livrets. C’est littéralement magnifique et j’ai passé je ne sais combien de minutes à les admirer, puis à montrer fièrement à mes amis ces illustrations.